SIDILARSEN – Chatterbox

Ecrit par le 29 avril 2014

Depuis des années, les toulousains de SIDILARSEN font partie de mon paysage musical. En 2006, j’ai 21 ans, je suis étudiante et « Eau » tourne en boucle dans ma platine. J’ai un gros faible pour « La Morale De La Fable » que j’écoute des centaines de fois sans m’en lasser.

En 2008, quand sort « Une Nuit Pour Sept Jour », nouvelle claque.

SIDILARSEN-Chatterbox-Pochette

Le 27/01/2014 sur NEW TRACK MUSIC/MUSICAST.

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Tracklist :

01. Comme On Vibre
02. Matière Première
03. Unanimes
04. Hermanos
05. Le Prix Du Sang
06. Nos Anciens
07. On En Veut Encore
08. L’Ivresse Des Maudits
09. Un Echo
10. Si Près De La Flamme
11. Des Milliards

Line-up :

Didou (Chant)
Viber (Chant, guitare)
Benben (Guitare)
Fryzzzer (Basse, machines)
Sam (Batterie, machines)

SIDILARSEN-Band

Didou, Viber, Fryzzzer, Samuel, Benben et moi.

J’aime encore et toujours les sonorités du groupe, sa rythmique, sa capacité à enchainer les titres plus « catchy » les uns que les autres. Troisième album, un style qui s’affirme, qui s’impose, qui fait vibrer et qui emporte. Bizarrement, je passe complètement à côté de « Machine Rouge ». Sa sortie, en 2011, correspond à la période où je suis partie vivre en ermite dans une grotte. C’était sympa, faut aimer manger des racines…je te raconterai un jour.

Aujourd’hui, alors que je retrouve les joies de la civilisation, l’électricité et l’eau courante, je retrouve aussi SIDILARSEN, ma bande de potes, les gars qui font partie de la BO de ma vie depuis un bon moment !

Avec leur nouvel album, « Chatterbox » (bavard en anglais), le cinquième du groupe, c’est toujours le même plaisir. On y retrouve tout ce qui fait le charme de SIDILARSEN : rythmiques indus, riffs rageurs, paroles un peu poétiques, un peu vindicatives, chant à deux voix se baladant dans les styles et pointes d’électro. Clairement et ouvertement influencés par la musique de MASS HYSTERIA et NINE INCH NAILS, SIDILARSEN n’en a pas moins sa propre griffe.

S’ils nous abreuvent de sons indus et électro et de textes qui donnent à réfléchir, les toulousains sont de véritables artisans, fabricant les morceaux, voire les tubes, avec passion. Entrainant, dansant, poignant, prenant, du début à la fin, de « Comme on vibre » (en ouverture de bal bien sentie) à « Des Milliards » (avec son final qui te file des frissons), en passant par « Hermanos » (son intro blues, à la guitare bien grasse et son mantra « On dégage le passage !») ou « On En Veut Encore » (et son petit côté drum’n’bass), ce cinquième album nous en met plein les oreilles, le cœur et le cerveau.

Parce qu’on ne le pose pas sur la table de nuit quand on écoute « Chatterbox », son cerveau (pour ceux qui ne suivent pas). Non, il est gentiment titillé, doucement chatouillé, on lui propose de se mettre en marche et de turbiner un peu. Politiques, sociétales, amoureuses, les interrogations et revendications des SIDILARSEN nous concernent potentiellement tous et toutes. Servies en musique, elles se livrent à nous avec mystère et nous laisse triturer la matière grise tout en prenant un véritable pied musical.

Après plus de 10 ans de carrière, des kilomètres au compteur, des fans assidus plein les poches, les mecs de SIDILARSEN auraient largement pu choisir de nous faire du Picard musical. Pourtant, ils cherchent encore et toujours la petite bête, pour aller plus loin, explorer les horizons. Dans un chant slammé/rappé comme dans « Nos Anciens », dans une voix douce et sensuelle opposée aux gros riffs de « L’Ivresse des Maudits », SIDILARSEN joue la carte de l’innovation soft, nous apportant toujours un peu de nouveauté mais ne repoussant pas pour autant les bases qui ont fait leur succès.

Fier représentant de la scène rock/métal française, SIDILARSEN, avec « Chatterbox », nous montre qu’ils ont atteint un certain moment de leur vie musicale : celui où ils connaissent leurs recettes et savent les appliquer avec brio, mais où ils ont aussi conscience qu’un petit ingrédient supplémentaire te donnera envie de te resservir. De bon cuistots du rock qui ne te servent pas la soupe de la veille, en somme.

SIDILARSEN, c’est bon, mangez-en dans vos oreilles !

LEELOO


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