MONSTER MAGNET + MY SLEEPING KARMA

Ecrit par le 24 novembre 2012

Vingt ans… Cela fait déjà vingt ans que MONSTER MAGNET a sorti son légendaire premier album, « Spine Of God ». Suivant la mode de ces dernières années, le groupe a décidé de nous gratifier d’une tournée durant laquelle il l’interpréterait en entier. Une bonne nouvelle, surtout pour les fans de stoner psychédélique bourré d’effet.

Mais la surprise fut encore bien meilleure lorsque l’annonce de la première partie fut faite. Fans de psyché, nous allions être servis.

MY SLEEPING KARMA

Alors que la Maroquinerie est encore à moitié vide, le quatuor allemand MY SLEEPING KARMA prend possession de la scène 5 minutes avant l’heure affichée.

Après la surprise totale du Hellfest 2011 ; il me tardait de les revoir, tant leur stoner instrumental fut envoutant. Armés de leur 4ème album « Soma », le groupe apparaît plus affuté que jamais, bien que leur espace scénique soit au delà du restreint, puisqu’ils disposent à peine d’un mètre carré chacun pour jouer.

N’importe quel doute s’estompe dès que retentissent les premières notes de « Ahimsa ». Seppi (guitares) est parfaitement en place. et délivre ses parties de guitares de façon magistrale, bientôt rejoint par la basse enivrante de Matte. Le son est puissant et le groupe dispose d’une balance de qualité rare qui fait résonner chaque note dans la salle. La musique du groupe, bien qu’étant particulièrement planante et psychédélique sur album, se fait, sur scène, plus rock, plus puissante et plus accessible, offrant à l’auditeur une expérience totalement différente.

La maestria MSK ne fait aucun doute. Tout au long des 35 minutes que dureront leur concert, on se retrouve à fermer les yeux pour se laisser porter par leur stoner mystique de très haute volée, aidé en cela par un public qui lui est déjà totalement acquis et le fait savoir. Un excellent concert qui confirme l’immense talent de MY SLEEPING KARMA et me donne plus que jamais envie de le revoir pour des sets plus longs.

Setlist MY SLEEPING KARMA :
« Ahimsa »
« 23 Enigma »
« Pachyclada »
« Ephedra »
Lien vers le site du groupe

MONSTER MAGNET

Une longue pause, la salle se remplit de façon plus que convenable, considérant le concert de Motörhead au Zénith ce soir là, et nombreux sont les fans qui visiblement n’ont fait le déplacement que pour le combo Américain.

Lorsque celui-ci monte sur scène, le public explose. Premier constat, Wyndorf est en forme et semble avoir perdu au moins vingt kilos depuis ma dernière soirée avec le groupe. Sa voix s’est apaisée et s’avère absolument magnifique toute la soirée. Il joue, s’amuse, en rajoute, fait son show, entre en transe à de nombreuses reprises, hurle et échange avec le public (les petits bisous en direction des demoiselles seront nombreux au fil des morceaux). Nous avons droit à la rockstar dans toute sa splendeur, excentrique et déjanté, et particulièrement en voix. Les montées et les hurlements passent tous parfaitement, les brusques changements de tonalité aussi (il fallait l’entendre monter ses « Eye of the hurricaaaaaAAAAANNNNNEEEEE YEAHHHHHH !!! », sur « Spine Of God », ce fut merveilleux).

Chose promise, chose due le groupe interprétera en intégralité et dans l’ordre son premier vrai album : « Spine Of God ». Dès les premières notes de « Pill Shovel » le bat blesse : le son est fort, beaucoup trop fort. Malgré une balance quasi impeccable, qui permet de discerner parfaitement tous les instruments et les effets utilisés, la trop grande puissance sonore développée par le groupe ruine en partie sa prestation. Mais le public n’en a cure et acclame comme il se doit chaque départ de morceau : « Black Mastermind » et « Spine Of God » déchaineront le plus les passions, chacun se voyant auréolé d’une ovation à tout rompre.

Si l’energie du groupe est palpable à chaque instant, les longs moments durant lesquels Wyndorf s’esquinte à triturer son pupitre d’effets viennent un peu casse le rythme global (même si ceux là étaient nécessaire pour rendre le coté planant de la musique). Le public restant silencieux, en étant toujours réactif, il est aisé d’apprécier l’intégralité de ce premier album.

Les musiciens s’acharnent comme des beaux diables et malgré de nombreux problèmes de matériels sur la guitare de Phil Caivano, leur performance est absolument bluffante. Jim Baglino matraque ses parties de basses comme un beau diable, avec son jeu étonnamment puissant et hypnotique, qui semble soutenir tout l’édifice musical monté par le groupe du New Jersey. Wyndorf prendra de nombreuses fois la parole, souvent de façon incompréhensible tant sa voix est transformée par les effets qu’il utilise à outrance. Au-delà de la démagogie habituelle et de rigueur « Ce fut une longue journée, mais Paris est une ville géniale », certaines de ses interventions sont excellentes, notamment lorsqu’il décrit « Ozium » : « C’est une chanson qui parle de faire l’amour en ayant pris du LSD… C’est une expérience intéressante, mais je ne la conseille pas. Ca fait une putain de bonne chanson par contre. ».

Après un court break, marquant la fin de la première partie du concert qui aura en définitive rallongé l’album d’une bonne dizaine de minutes, le quintet revient pour interpréter ses « hits », et la le public explose complètement. Car en guise de hits, nous avons droit à des raretés issues exclusivement des EP « Monster Magnet » et « 25…..Tab ». Lorsque retentit le début de « Murder » un bref pogo se forme dans la fosse, alors que le reste de la salle hoche la tête à l’unisson. « Lord 13 », se verra reprit par les premiers rangs. « Tractor » nous gratifiera d’un superbe échange vocal entre Caivano et Dave Wyndorf, qui montre quelque signe de fatigue. Mais il donnera tout ce qu’il a pour clore le concert par un « Freak Shop USA » surpuissant qui verra Baglino descendre au milieu du public avec sa basse pour un dernier échange explosif. Le groupe se retirera après 1h35 d’un show intense, planant et efficace, dont la perfection est gâchée par un son beaucoup trop fort et des effets pas toujours reconnaissables.

La sortie se fera après un bref échange avec les allemands de MY SLEEPING KARMA, qui, tous sourires et avec un accent à couper à la tronçonneuse, nous annoncent qu’il y a de fortes chances pour qu’on les retrouve au hellfest cette année encore. Matte mon ami, nous y serons surement du coup. Aufviedersehen !

Setlist KARMA TO BURN :
« Pill Shovel »
« Medicine »
« Nod Scene »
« Black Mastermind »
« Zodiac Lung »
« Spine Of God »
« Snake Dance »
« Sin’s A Good Man’s Brother »
« Ozium »
Rappels :
« Lord 13 »
« Murder »
« Tractor »
« Freak Shop USA »

Lien vers le site du groupe

Les photos utilisées proviennent des sites suivants : Hive Miner, BBCLaut,The Sludgelord


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